Rebond économique français: le PIB progresse de 2,3 % en 2027, surpassant les prévisions

Rebond économique français: le PIB progresse de 2,3 % en 2027, surpassant les prévisions
FMI

Dans un monde où l’économie est de plus en plus interconnectée, et où chaque nouvelle donnée économique peut faire vibrer les marchés, les prévisions et perspectives économiques sont scrutées avec une attention quasi-religieuse. Les récentes estimations du Fonds monétaire international (FMI) concernant la croissance mondiale, l’inflation et les taux d’intérêt constituent une carte météorologique essentielle pour les décideurs et les investisseurs.

Les nouvelles projections du FMI sur l’économie mondiale sont porteuses d’un vent d’optimisme. Pour 2024, une croissance économique globale de 3,1 % est prévue, marquant une révision à la hausse de 0,2 % par rapport aux prévisions antérieures. La poussée ne s’arrête pas là ; en 2025, la croissance est estimée atteindre 3,2 %. Les mécanismes derrière cette embellie sont multiples, mais ils s’ancrent principalement dans la surprenante résilience de l’économie américaine et de nombreux marchés émergents. À cela s’ajoutent les interventions fiscales de la Chine, destinées à relancer la machine économique.

Zoom sur l’Italie, où le FMI a dessiné un tableau plus nuancé. La croissance du Produit Intérieur Brut (PIB) italien est attendue à 0,7% en 2024, un chiffre stationnaire par rapport aux prévisions précédentes. Cependant, l’horizon s’éclaircit pour 2025 avec une croissance projetée à 1,1 %. Ce pronostic, plutôt bien accueilli, s’inscrit dans le sillage des derniers chiffres de l’Istat, l’institut national de la statistique, qui attestent d’une croissance de 0,7% du PIB italien en 2023, surpassant ainsi la moyenne de la zone euro.

Les données les plus fraîches concernant le quatrième trimestre 2023 révèlent une croissance trimestrielle de 0,2% pour l’économie italienne et de 0,5% sur l’année. Si le secteur primaire marque le pas, l’industrie et les services affichent une vitalité remarquable. Le détail des composantes du PIB indique un recul de la constitution intérieure des stocks, tandis que l’apport net du commerce extérieur gagne du terrain.

Le sujet de l’inflation et des taux d’intérêt est abordé avec prudence par le FMI. Malgré la tendance globale à la déflation, le Fonds met en garde contre tout triomphalisme prématuré dans le combat contre l’inflation. Les taux directeurs des grandes banques centrales, notamment la Réserve fédérale américaine, la Banque centrale européenne et la Banque d’Angleterre, devraient rester stables jusqu’au second semestre 2024 avant de baisser progressivement. La Banque du Japon, quant à elle, continue d’adopter une politique monétaire accommodante.

L’inflation, cet indicateur si souvent redouté, semble reculer plus rapidement que prévu dans de nombreuses parties du monde, une récession due en partie à la rigueur des politiques monétaires adoptées. Le FMI prévoit une inflation mondiale qui devrait s’établir à 5,8 % en 2024, puis descendre à 4,4 % en 2025, revoyant ainsi à la baisse les prévisions pour cette dernière année.

Cependant, l’optimisme économique ne doit pas occulter les risques géopolitiques latents. Les conflits au Moyen-Orient, notamment entre Gaza et Israël, menacent de raviver les tensions dans une région vitale pour l’approvisionnement mondial en pétrole et en gaz. Les attaques en mer Rouge et la guerre en Ukraine pourraient également engendrer de nouvelles perturbations des marchés mondiaux, possiblement amplifiant les coûts de l’alimentation, de l’énergie et des transports.

Pour conclure, les prévisions économiques pour l’Italie, la zone euro et le monde résonnent avec une note d’espoir, prévoyant une croissance économique solide et une diminution de l’inflation. Mais il est crucial de ne pas perdre de vue les risques géopolitiques, qui pourraient à tout moment modifier la trajectoire de l’économie mondiale. Les décideurs et les observateurs restent donc en alerte, conscients que la stabilité est souvent un équilibre précaire.