La confiance des entrepreneurs en Allemagne baisse: répercussions sur les bourses européennes

La confiance des entrepreneurs en Allemagne baisse: répercussions sur les bourses européennes
Fed e Bce 

Dans le climat actuel d’incertitude économique qui secoue la planète, les marchés financiers européens ont été confrontés à une journée de demi-session pour le moins agitée. En effet, l’indice de confiance économique de l’Union, un baromètre clé, a fléchi à 86,4 points en décembre, marquant un recul par rapport aux 87,2 points enregistrés au mois de novembre. Cette performance s’est révélée inférieure aux attentes des analystes, alimentant ainsi les inquiétudes quant à l’état de santé économique du vieux continent.

Cette tendance baissière de la confiance économique s’est immédiatement répercutée sur les principales bourses européennes. Le FTSE MIB milanais a vu son indice chuter de 0,29%, une baisse similaire à celle du CAC 40 à Paris qui s’est contracté de 0,24%. De son côté, le Dax 40 de Francfort a accusé une régression de 0,32%, suivi de près par le IBEX 35 de Madrid et l’AEX d’Amsterdam, respectivement en recul de 0,09% et 0,07%. Paradoxalement, le FTSE 100 à Londres a fait figure d’exception, enregistrant une progression de 0,70%, dynamisé en particulier par l’ascension de Vodafone qui a gagné plus de 6 points suite à des rumeurs d’offre de la société française Ilads pour ses actifs italiens.

Dans ce contexte volatil, l’attention des investisseurs s’est tournée vers les interventions des hauts représentants de la Banque centrale européenne (BCE). Les discours de Philip Lane, chef économiste de la BCE, et d’Isabel Schnabel, membre du comité exécutif, prononcés lors d’une conférence dédiée à la politique fiscale, étaient particulièrement scrutés. Ces prises de parole pourraient s’avérer déterminantes pour esquisser les contours des futures politiques économiques au sein de l’Union.

Après les décisions de politique monétaire récentes de la Réserve fédérale américaine et de la BCE, c’est au tour de la Banque du Japon de se positionner. Les marchés anticipent avec une certaine appréhension les orientations qui pourraient être prises pour 2024, car elles pourraient influer de manière significative sur les équilibres financiers mondiaux.

Sur le plan des sociétés cotées, on remarque que plusieurs ont été affectées négativement. Ferrari, par exemple, a subi un décrochage de 2,90% à la suite d’une révision à la baisse de sa valorisation par les analystes d’Intermonte. Diasorine a également enregistré des pertes, chutant de 1,34% après avoir dévoilé son plan industriel s’étendant jusqu’à 2027. À l’inverse, Telecom Italia a connu une hausse de 3,60%, suite à une proposition concernant l’intégration des activités italiennes de Iliad et Vodafone. Les actions liées au secteur pétrolier, telles que Tenaris, ENI et SAIPEM, ont affiché des gains, alors que Brunello Cucinelli a connu une dépréciation, quittant le FTSE MIB au profit de CNH Industrial.

Du côté du marché obligataire, le spread entre les BTP italiens et les bunds allemands s’est rétracté à 167 points de base, contre 171 à la clôture de la précédente séance. Le rendement de référence des BTP à dix ans s’est légèrement élevé, passant de 3,72% à 3,73%.