Biden et l’économie: comment les choix démocratiques ont impacté l’Amérique

Biden et l’économie: comment les choix démocratiques ont impacté l’Amérique
USA

En cette année électorale charnière pour les États-Unis, le président démocrate Joe Biden peut se targuer d’une économie affichant une robustesse surprenante. Au cœur d’une période où les scrutins présidentiels peuvent souvent induire de l’incertitude économique, l’économie américaine semble prendre le contre-pied des attentes avec une vigueur notoire. Le locataire de la Maison Blanche n’a pas hésité à attribuer cette force économique à la résilience et au travail acharné du peuple américain, tout en laissant transparaître que les politiques menées par son administration n’étaient pas étrangères à ce développement positif.

Les indicateurs économiques ont été particulièrement généreux en bonnes nouvelles au quatrième trimestre de 2023, avec une croissance marquée à un taux annuel de 3,3%. Cet élan couronne le sixième trimestre consécutif où le Produit Intérieur Brut (PIB) des États-Unis a enregistré une croissance annuelle de 2% ou plus, une performance qui témoigne d’une certaine résilience dans un contexte mondial instable.

L’année 2023 s’est achevée sur une note optimiste, caractérisée par des niveaux de chômage flirtant avec des records historiquement bas et, fait notable, une baisse de l’inflation qui a soulagé de nombreux ménages américains. La récession tant redoutée et prédite par de nombreux économistes ne s’est pas matérialisée, laissant bon nombre de prévisions pessimistes à la traîne.

Dans cette dynamique, le président Biden a choisi le Wisconsin pour communiquer ces résultats encourageants. L’État, qui revêt une importance cruciale dans la course à la Maison Blanche prévue pour le 5 novembre, est devenu le théâtre d’une mise en scène politique méticuleusement orchestrée. Les adversaires politiques du président n’ont pas manqué de riposter : les républicains ont d’ores et déjà prévu leur congrès à Milwaukee en juillet, où il est attendu que l’ancien président Trump soit à nouveau investi pour affronter Biden. En réponse, les démocrates se réuniront le mois suivant, non loin de là, à Chicago dans l’Illinois.

Face aux sceptiques, Biden n’a pas manqué de rappeler que le spectre de la récession avait été agité depuis son élection, brandissant un titre du Wall Street Journal qui proclamait « Quelle récession ? » en référence à l’accélération de la croissance en 2023. Les politiques monétaires, notamment la hausse des taux d’intérêt par la Réserve fédérale, avaient été envisagées comme un risque potentiel pour l’économie, mais la fin d’année a démontré le contraire avec une croissance soutenue de 2,5% sur l’ensemble de l’année, surpassant les 1,9% de 2022.

D’après Biden, les salaires, la richesse et l’emploi aux États-Unis se trouvent désormais à un niveau supérieur à celui d’avant la pandémie. L’administration démocrate a dû jouer sur plusieurs fronts pour contenir l’inflation tout en faisant avancer les investissements pour soutenir l’économie. L’ambition affichée a été de poser les jalons d’un avenir florissant pour la nation, grâce à des infrastructures modernisées et une réforme fiscale adaptée, le tout en plaçant la classe moyenne au cœur de la stratégie de croissance.

Le bond de la croissance au dernier trimestre a été attribué par le ministère du Commerce, sous la houlette de la ministre Gina Raimondo, à une augmentation des dépenses de consommation, des exportations et des investissements publics locaux. Le marché du travail, particulièrement robuste, a contribué à la création de nouveaux emplois et à la hausse des salaires, ce qui a logiquement entraîné une augmentation des revenus personnels, dynamisant la consommation et la croissance économique globale.

Ainsi, à l’aube de l’élection présidentielle, l’économie américaine se présente comme un atout majeur pour Joe Biden, qui cherche à capitaliser sur ses succès économiques pour asseoir ses chances de remporter un second mandat.